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Cathédrale Sainte-Marie
Inspirée de l’église des Jacobins à Toulouse, la cathédrale de Lombez date du XIVe s. Le clocher-tour octogonal à 5 étages décalés fut construit au XVe et XVIe s.
Notre cathédrale fut originellement une église abbatiale romane bâtie au XIIe et XIIIe siècle. D’obédience bénédictine (moines de St-Thibéry), elle passat en 1125 sous la règle des Augustins de Toulouse. Ne se trouvant plus en rapport avec la dignité de sa promotion d’évêché (1317, sur décision du Pape Jean XXII) il convint de la dilater et d’exhausser ses murs afin de lui donner une splendeur nouvelle.
Le premier clocher fut érigé par le premier évêque, Arnaud Roger de Comminges au XIVe siècle ; il s’élève à 41 m au-dessus du seuil actuel.
Rappelons qu’à cette époque les chanoines de Lombez sont des Augustins de Saint-Etienne de Toulouse, ce qui explique sans doute la ressemblance avec le clocher toulousain et les piliers en forme de palmier aux nervures de pénétration si caractéristiques.

Le « chemin de ronde » fait le tour de l’édifice et est éclairé par des fenêtres à plein cintre.
Visite de la Cathédrale
A l’intérieur de la cathédrale, vous observerez les colonnes en forme de palmier séparant les voûtes des deux nefs, elles aussi sur le modèle unique en Europe de sa grande sœur de Toulouse, l’Eglise des Jacobins. Un remarquable mobilier épiscopal et quelques pièces d’époque romane notamment méritent qu’on s’y attarde.
Buffet d’Orgue du XVIIIe s
L’orgue endommagé au cours d’un violent orage en 1631, subit une réparation de fortune par Tissac, organiste d’Auch. Ce fut messire Jacques Trémolières, prêtre et prébendier de la Cathédrale d’Auch qui eut la charge le 22 août 1653, de doter Lombez d’un orgue neuf, livré le 22 décembre 1656.
On peut voir les armoiries de Monseigneur de Chauvigny sous la tribune.
Restaurés en 1995, les orgues de Lombez font partie des instruments classés Monuments Historiques de la région Midi-Pyrénées qui en compte près d'une soixantaine, dont une trentaine dans le Gers (13 ont fait l'objet d'une procédure de classement et de protection au titre des monuments historiques.
Les vitraux
Vitraux attribués à Arnaud de Moles datant du XVIe siècle, Maître verrier natif de St-Sever dans les Landes, Arnaud de Moles et son atelier édifia les 18 verrières d'Auch.
Sont également répertoriés les vitraux d'Arnaud de Moles à l'église St- Laurent de Fleurance, St-Nicolas de Nogaro, à l'église de l'Isle en Dodon.
Sur ce vitrail précisément on voit en haut la crucifixion, la mise au tombeau et deux évêques, l'oncle et le neveu (de BILHERES).
![]() Stalles du XVIIe |
![]() Trône épiscopal |
Les stalles dues à Jean V Daffis, commandées à Guillaume Fontan, occupaient le centre de la grande nef. Le travail commencé en 1651 était terminé en 1665. Découronnées des galeries et balustrades, elles furent repoussées dans l'abside sous Mgr Fénelon.
Ferronnerie de l'atelier BERTIN de Samatan qui put parfaire son art dans les ateliers de Versailles, l'évêque Charles Guillaume de MAUPEOU alors en place, étant le frère du chancelier de LOUIS XV.
On peut lire « St Majane » sur les dorures.
![]() Carillon de onze cloches qui sonnent l'Ave Maria aux heures de l'Angelus. |
![]() Chapelle de St-François d'assise en provenance du Couvent des Capucins |
Christ gisant en pierre du XVe, provenant d’une mise au tombeau à 7 personnages, détruite au XVIIIes.
A l'origine, placé dans la Chapelle du Saint Sépulcre, à droite en entrant dans la cathédrale. On y voyait la Sainte Vierge soutenue par deux saintes femmes, deux autres apportaient des vases de parfum et Nicodème et Joseph d'Arimatie ensevelissaient le corps du seigneur. Ce groupe immense aurait été sculpté dans la première moitié du XVe siècle et pour le préserver des profanations, on aurait enterré ces personnages sous le porche.
Chapiteaux romans, XIIe s. de l'élise primitive, creusés en bénitiers et situés à l'entrée de la cathédrale.
Ils appartiennent au pré-roman du VIIe siècle et le matériau de marbre gris proviendrait de la carrière pyrénéenne de Saint-Béat.








